OFFRES ANORMALEMENT BASSES (OAB)

 

Appel à la responsabilité collective

Les pouvoirs adjudicateurs doivent sélectionner l’offre économiquement la plus avantageuse. Mais, tentés par le souci d’économies à court terme, certains maîtres d’ouvrage assimilent cette notion à l’offre la plus basse, qui peut vite devenir anormalement basse.

Dès le début de la crise, la FFB a réagi très vite en mettant en garde les entreprises, mais aussi en diffusant aux collectivités publiques une méthode pour détecter ces OAB. La plupart des maîtres d’ouvrage auxquels elle a été présentée se déclarent intéressés et certains l’ont déjà mise en oeuvre dans leurs appels d’offres.

De leur côté, plus de cinquante préfets ont alerté les élus de leurs départements sur les conséquences dommageables des OAB : défaut d’exécution, non-respect du cahier des charges, concurrence faussée vis-à-vis des entreprises évincées, etc.

Sachons rappeler que, derrière toute offre, il y a des hommes.

L’acheteur doit prendre en compte cette dimension, au même titre qu’il doit lutter contre le travail illégal. Il ne peut pas attendre des entreprises qu’elles aient un comportement socio-responsable et bafouer ces principes lors de la passation d’une commande, surtout lorsqu’il gère des deniers publics.

Pour bien fonctionner, le marché doit être basé sur une confiance réciproque et générale. Il faut pour cela des maîtres d’ouvrage rigoureux et des entreprises solides.

Lutter contre les OAB est un acte collectif, responsable et moral.